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CALEDONIENNES

S ans l'exploit de l'un des leurs, descendu sans palmes et sans masque à 20 mètres de profondeur récupérer des gilets de sauvetage, quatre plaisanciers qui ont chaviré auraient très vraisemblablement péri noyés.

A vant de pouvoir remettre le moteur en marche, le bateau se retrouve « cul à la vague » et embarque des paquets de mer par l'arrière. Selon leurs déclarations , ils tentent alors, en vain, de mettre en marche la pompe de cale.

Quatre plaisanciers ont vu la mort de près le week-end dernier, à environ deux milles nautiques de l'îlot Signal, (Calédonie) après le chavirage de leur bateau.

Ils doivent d'avoir la vie sauve à l'exploit de l'un des leurs, un jeune de 20 ans qui a plongé par 20 mètres de fond, sans palmes et sans masque, pour atteindre l'épave de l'embarcation coulée et en remonter les gilets de sauvetage.

C'est le vendredi 30 décembre que ce groupe de quatre personnes, trois adultes et un adolescent de 16 ans, est parti passer la journée dans le lagon à bord d'un bateau de location.

Un modèle aluminium de près de 7 mètres, et de fabrication australienne.

Les plaisanciers passent une partie de l'après-midi à pêcher, moteur coupé, en se laissant dériver entre la passe de Dumbéa et l'îlot Signal. En fin d'après-midi, ils sont surpris par une brusque accélération du vent et l'apparition d'une forte houle.

Pour rééquilibrer le bateau, qui commence à s'enfoncer de l'arrière, des passagers décident d'aller s'installer sur l'avant. Mais voilà, au cours de cette manoeuvre, exécutée en empruntant un passavant latéral, ils font gîter le bateau sur le côté.

Conséquence, les centaines de litres d'eau, répartis uniformément dans le fond de la cale, vont rouler sur le même bord et provoquer le chavirage du bateau.

C'est le phénomène de la « carène liquide » qui peut faire aussi de retourner un ferry-boat.

Les quatre occupants sont jetés à la mer, dans des vagues de 1 m à 1,50 m. Ils tentent de s'accrocher à la coque du bateau. Mais celui-ci coule en quelques minutes.

Les réserves de flottabilité des bateaux australiens ne correspondent pas toujours à celles prescrites par les normes européennes.

Mer démontée, vents poussant vers le large, naufragés à la mer sans gilet en fin d'après-midi... A cet instant, les chances de survie des quatre infortunés relèvent du miracle.